Il y a des projets qui naissent doucement… et d’autres qui surgissent d’un moment de vie où tout bascule.
La Fabrik’à Bulles fait partie de ceux-là. Voici notre histoire 💜
La page blanche après l’incendie…
Il y a dix ans, alors que je venais tout juste d’obtenir ma thèse de doctorat en biologie – spécialité biologie moléculaire et cellulaire – notre maison a brûlé. En quelques heures, nous avons (presque) tout perdu.
Et pourtant… c’est de ce vide absolu qu’une évidence a jailli. Repartir, oui, mais autrement. Sortir du fameux métro-boulot-dodo dans lequel nous nous étions peu à peu enfermés.
Nos missions professionnelles venaient de s’achever, nous avions soudain du temps, un souffle de liberté. Et surtout, un besoin immense : faire une pause, nous recentrer, et écrire un nouveau chapitre, cette fois profondément aligné avec nos valeurs.
C’était aussi l’époque de la lutte sur le bocage de Notre‑Dame‑des‑Landes. Une période intense, vibrante, faite de partage, d’engagements, de réflexions et de longues discussions autour de différentes visions du monde.
On y parlait d’écologie, évidemment, mais aussi de sobriété, de savoir‑faire, de transmission, de connaissances ancestrales… Tout un bouillonnement d’idées qui nous ramenait à l’essentiel.
Il y avait cette réflexion collective, portée par un mouvement plus grand que nous. Mais il y avait aussi, en parallèle, une question plus intime, plus silencieuse :
À notre échelle, qu’est‑ce qu’on peut faire, nous ?
Comment contribuer, comment vivre autrement, comment être cohérents avec ce que l’on ressentait au plus profond ?
La rencontre de l’herboristerie
À la maison, nous avions décidé de tout faire nous‑mêmes : la cuisine, le pain… bref, revenir aux bases. Alors naturellement, notre regard s’est posé sur ce que nous utilisions au quotidien : nos produits ménagers et nos produits cosmétiques.
Parce qu’au fond, ce sont bien ceux dont on maîtrise le moins la composition, l’origine des ingrédients, ou même la manière dont ils sont fabriqués.
Nous sommes en 2016 : la vague du zéro déchet et des cosmétiques solides n’a pas encore déferlé. Rien n’est vraiment « simple » ni accessible. C’est encore un univers un peu confidentiel, un monde de pionniers, de bidouilleurs, de curieux.
Et pourtant… c’est précisément là que tout a commencé pour nous.
Alors j’ai formulé, testé, re‑testé… avec plus ou moins de succès, bien sûr ! Mais à chaque essai, quelque chose s’est ouvert. Je me suis rendu compte que derrière chaque ingrédient, il n’y avait pas seulement une odeur ou une texture.
Il y avait ce que la nature nous offre de plus précieux : des actifs bruts, vivants, porteurs de véritables propriétés pour prendre soin de la peau et des cheveux.
Le tout, sans artifices. Juste l’essentiel.
Scientifique, j’ai voulu comprendre et je suis allée me former à l’école d’herboristerie de Bretagne…
De la naissance de La Fabrik’à Bulles…
En 2018, j’ai osé. Je me suis lancée !
Quand j’ai démarré, je n’avais absolument aucune idée de l’ampleur que ce projet allait prendre.
Juste une intuition, une passion… et cette petite voix qui me soufflait : “Vas-y. Même si tu ne sais pas encore où ça te mènera.”
J’ai rencontré les entrepreneurs de la coopérative Élan Créateur, je me suis fait accompagner — moi qui, à l’époque, ne savais même pas ce qu’était un taux de TVA !
Et puis, au fil des années, avec beaucoup de travail, La Fabrik’à Bulles a grandi. Nos points de vente se sont multipliés, notre communauté aussi. Chaque étape confirmait un peu plus que nous étions sur la bonne voie.
En 2020, nous avons fait un choix audacieux, presque fou : acheter notre propre bâtiment pour y créer notre laboratoire de production, nos bureaux et notre boutique (d’ailleurs un énorme merci à Tonton Fred et à mes grands-parents pour le soutien technique et financier !).
Un véritable tournant.
Et je peux vous assurer qu’à cette époque, rien n’était simple !
Même si les résultats étaient là, même si les chiffres parlaient d’eux‑mêmes, certains “sérieux” — vous savez, ceux qui prétendent savoir ce qu’est une “vraie entreprise” — doutaient encore de la nôtre.
S’adapter, toujours… mais avec vous ❤️
Puis il y a eu : la crise Covid, la guerre en Ukraine accomapgnée de l’envolée du coût de l’énergie et de la hausse brutale des matières premières et même des pénuries (comme l’huile de tournesol)…
À chaque fois, il a fallu repenser nos façons de faire, réorganiser, s’adapter… mais toujours sans jamais trahir nos valeurs.
Et aujourd’hui encore, alors que la pression économique est réelle pour les foyers modestes et classes moyennes, que le bio recule…
➡️ nous continuons à nous battre pour conserver notre place dans vos salles de bain, dans vos habitudes, dans votre quotidien.
… Jusqu’à la Finale des Trophées du Commerce !
Puis, un jour, ce mail.
Celui que tu relis deux fois pour être sûre d’avoir bien compris.
👉 Sélectionnée aux Trophées du Commerce – édition régionale.
Un mélange d’émotion, de fierté, de gratitude, et cette pensée :
“Tout ce travail, toute cette énergie… ça se voit, ça compte.”
C’est plus qu’un trophée.
C’est une reconnaissance.
C’est un encouragement.
C’est un souffle supplémentaire pour continuer à créer et à faire rayonner ce projet auquel je crois profondément.
Et maintenant… la suite s’écrit avec vous…
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Chaque geste compte. Vraiment.
Merci d’être là depuis le début — et bienvenue dans la suite de l’histoire.
Je vous embrasse 😘